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ASSOCIATION "Les clochers tors d'Europe". |
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1. LA NEF comporte deux travées, avec voûtes domicales, profondes, qui rappellent les coupoles, mais appareillées et soutenues par des arcs ogivaux allégés et gracieux. Cette fois encore, l'attention est attirée par ces soleils rutilants qui ornent les clefs de voûtes par " cette décoration claire et brillante ", entrelacs, volutes, rinceaux, guirlandes de fleurettes ou compositions géométriques savantes (XVe s.), courant tout au long des nervures, des arcs formerets et des doubleaux. Les piliers eux-mêmes, sous un fâcheux badigeon, témoignent de leur marbrure primitive.
2. LES CHAPITEAUX s'inspirent des meilleures traditions de l'art roman: cordons, palmettes, entrelacs, damiers, dents de scie, feuilles d'eau dont les crochets pendent en saillie, feuilles d'acanthe, fougère, petit houx, pélican, dragons, chimères et autres monstres fantastiques. Là, figure Jésus au milieu des docteurs de la Loi, et dans une niche du pilier, une statuette de Sainte Barbe, terre cuite polychrome (XVIIe-XVIIIe siècles) ; au fond du choeur une gracieuse cariatide soutient un chapiteau resté énigmatique. Et toutes ces sculptures si variées dans leurs sujets se détachant de la pierre, vivantes, et relevées de couleurs traditionnelles.
3. Les croisillons du TRANSEPT comprennent deux travées barlongues en berceau brisé ; une corniche-damiers, dents de scie en relient les différents chapiteaux, alors qu'au dessous court une frise aux chevrons de couleurs, bâtons rompus, compositions florales ...En celui de gauche, une épitaphe signale qu'en l'an 1626 vénérable et discret Me Bourguignon, recteur de la paroisse, a choisi ce lieu pour y déposer " ses os " ......Son renom l'éternize. Et vivra parmy nous par son loz (louange) immortel."
4. LE CHOEUR, en chevet plat, est couvert d'une voûte à huit branches et d'une demi-voûte à liernes et à tiercerons, il n'est pas postérieur à 1225. Malheureusement la perspective de ce chevet aux voûtains si élégants est rompue, masquée partiellement par un rétable du début XVIIIe siècle qu'on a élevé là, pour soutenir la voûte lézardée. Une inscription l'indique : "Ad sustinendum, 1703." L'autel de cette époque, léger, gracieux, s'orne de deux panneaux - l'ange Gabriel et la Vierge - encadrant un tabernacle de style rehaussé d'ors.
5. Mais réservons une plus grande admiration encore à la décoration des deux ABSIDIOLES en cul de four brisé qui, d'un côté et de l'autre, flanquent le choeur de l'église et s'ouvrent dans la première travée des croisillons. Ces absidioles, murées par des rétables posés au milieu du XVIIe siècle; furent découvertes par le curé du lieu en 1650. Dans la seconde moitié du XIIIe siècle, un artiste inconnu a déployé tout son art et fidèle à la tradition, il décora l'absidiole - côté de l'Evangile - en l'honneur de la Vierge Marie. A gauche, à droite de l'absidiole, dans une arcade trilobée, Sainte Catherine et Sainte Marguerite semblent là, plongées dans la méditation. Même genre de décoration dans l'autre absidiole - côté de l'Epitre - alors consacré au Christ qui est représenté dans un médaillon identique, à la façon byzantine. Autour du choeur,, à hauteur, se voit une litre funéraire aux armes des Daillon dont l'aimé, Jean, devint Seigneur du temporel de la paroisse de Pontigné en 1457. Du côté de l'Evangile, le mur garde trace d'un jeu de fond réticulé, en brun sur jaune, dont les mailles encadrent un fleuron rouge. - En face, une scène délabrée : le martyre de Saint Etienne (XIe siècle). Passé lointain, scènes primitives disparues sous un maladroit badigeon !... Cependant, scènes toujours vivantes pour un esprit averti, cuneux, porté la méditation, et qui les devine et les reconstitue aisément, dans cette lumière teintée d'or que reflètent ces magnifiques vestiges d'art et de foi. Aussi ne s'éloigne-t-on qu'à regret de l'église Saint-Denys de Pontigné, celle qui dans notre Anjou donne la plus parfaite idée des peintures murales de ce Moyen-Age. HISTORIQUE L'église de Pontigné est une des plus remarquables du Baugeois. C'est un beau monument de l'architecture angevine dite " Plantagenêt ". En effet, reconstruite vers le milieu du XIIe et début du XIIIe siècle, elle présente, dans ses lignes, ses sculptures et ses peintures murales, toute l'originalité de la période de transition. Elle fut dédiée à Saint Denys, premier évêque de Paris, décapité sur la Butte Montmartre. Aussi, à Pontigné, figure-t-il, sans tête, au-dessus de l'antique portail, dont colonnettes et voussures, littéralement rongées par les siècles, charment si curieusement par leur teinte rose.
LE PLAN de l'église est celui d'une Croix latine ; et à l'intersection du transept, s'élève la tour trappue du clocher. Celui-ci intrigue, à coup sûr, comme les cinq ou six autres clochers angevins identiques : ses arêtes sont profilées en vrille, défiant au mieux, parait-il, vents et tempêtes.
L'IMPORTANCE DE L'EGLISE PONTIGNÉ possède une EGLISE montrant un patrimoine architectural très intéressant, cela représente son image de marque, son identité aux yeux des habitants et de ses visiteurs. Il existe aussi un patrimoine paysager (forêts, ruisseaux, végétation...) qui constitue un atout important pour le cadre de vie des habitants et pour le développement des activités liées au tourisme et aux loisirs.
CE QUE L'ON PEUT VOIR AUX ALENTOURS :
Mairie: 41 89 19 54 Office de tourisme de Baugé : 41 89 18 07.
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mailto:georges.dechamps@gmail.com Copyright © 2007 "Les clochers tors d'Europe." Dernière modification : le 30/09/2008 . |